Rosie

Rosie

Avec des inspirations du rock groove des seventies comme Black Sabbath, Led Zeppelin ou Fu Manchu, Black Rainbows ne pouvait que revenir avec un 3e album full-length haut en couleur en 2020. Entrons dans le vif du sujet avec le 6e morceau, « The Great Design », qui a de toute évidence une influence rock psychédélique de par la rythmique lente et le pattern instrumental que vocal. Cela établit un beau contraste avec le morceau suivant, « Master Power Rocket Blast » qui tend beaucoup plus du côté hard rock. L’album touche à sa fin en nous mettant la tête dans les étoiles avec « Searching For Satellites Part 1&2 ». « Cosmic Ritual Supertrip » est véritablement la crème de la crème dans mes dernières découvertes, de par sa diversité (chansons du groove en passant par le psyché au hard rock pur et dur comme on l’aime), mais aussi de par la maîtrise technique de notre trio italien et bien sûr, le fil conducteur de l’album qui nous laisse autant de rebonds d’énergie que de répit.

Ce quintet nous fait découvrir un metal qui inclut des touches « contemporaines » dans leur musique : des notes instrumentales électroniques çà et là. Bien que l’on puisse distinguer les sources d’inspiration du groupe (Korn, Distrubed, Faith No More, Slipknot, Thy Art is Murder), ce n’est pas pour autant du plagiat forcené. Lumière sur ce troisième titre ; « Wasting my time » qui se distingue des deux premiers par son originalité : par exemple, lorsque le morceau touche à sa fin, on peut nettement entendre une mélodie de boîte à musique - ce qui, entendons-nous bien- est très audacieux dans un album de metal. Quant à la cinquième chanson, chantée par Alexander Soules (chanteur du groupe) et Anneke van Giersbergen (chanteuse de « Agua de Annique » et anciennement de « The Gathering » en guest), est assez décevante par sa platitude, malgré que les deux voix s’accordent harmonieusement. Heureusement, la chanson suivante vient totalement contrecarrer le titre précédent : en effet, « Treat me bad » is a blast. Étant sans doute la perle rare de cet album malgré moi, elle se démarque de par la construction instrumentale principalement (riffs de guitare, basse et batterie puissante), mais aussi vocale (moments de scream & solos plus calmes). Scarlean, en bref, ce sont des morceaux assez obscurs, voire parfois nostalgiques, tout en étant énergiques à souhait. Sans oublier comme cerise sur le gâteau, l’excellence maîtrise technique du chant et des instruments.

Ce groupe, maîtrisant dignement toutes les cordes à son arc, est originaire de Cleveland. Ses membres sont présents sur la scène depuis 1993, nous en met plein la vue durant ses shows en mêlant art et hard rock, d’une part par la recherche artistique, et d’autre part par cette théâtralité bien à eux. Au niveau des compositions musicales, nous nous trouvons dans un majestueux croisement : chant jonglant entre death et grind, instrumentaux heavy et mélodiques, scansion rap, claviers ambiants inspirés du gothique, et samples rythmiques penchant vers l’indus. Dans le champ lexical des paroles, la mort, les guerres et la religion sont souvent évoquées, ce qui apporte une intrigue indéniable. Ce 8e album de Mushroomhead débute avec « A Requiem For Tomorrow », sublime entrée en matière mise en lumière par ce chant de chorale mélodique a capella. Il introduit la suite du morceau, qui se transforme en metal alternatif poignant. Je vous propose désormais de nous attarder sur « Heresy », chanson encore une fois très réussie où il est sujet notamment d’une guerre qui se prépare, de Poséidon (étant le dieu de la mer dans la mythologie grecque), de marée et d’avenir. Personnellement, j’ai jeté mon dévolu sur le 6e track de l’album, « Pulse ». Mystérieuse et envoûtante, la voix de Jackie aka Ms. Jackie (une des vocalistes) nous berce pendant l’introduction du morceau accompagnée d’un piano durant les premiers instants. Le groupe a cette délicieuse habitude de démarrer ses chansons en douceur par le biais de mélodies intrigantes, pour ensuite nous déverser un flot de jolie violence musicale.

Groupe à penchant rock des sixties, Electric Boys revient en 2020 avec ce « twelve inches single » (vinyle avec 1 voire 2 titres sur chaque face uniquement, a contrario d’un « long play ») de 2 titres endiablants. Prenant ses racines en slalomant du groove à la pop, ce quartet suédois fait un clin d’œil à toute la période Woodstock de par leur côté rock psychédélique. On sent également l’influence de groupes tels que Blue Öyster Cult, Aerosmith, Black Crowes, Backyard  Babies, Firebird ou encore Mötley Crüe. Le groupe a notamment eu la chance et l’honneur de prendre part à l’édition de 2017 du « Monster of Rock Cruise » sur un port ensoleillé de Floride aux côtés entre autres de Vince Neil « The Voice of Mötley Crüe », Cinderella’s Tom Keifer, Queensrÿche, Night Ranger, Saxon, Stryper, etc. Au fil des années, nos 4 musiciens sont partis en tournée avec de grands noms : Metallica, Alice Cooper, Mr Big, Hardline, Vixen et Thunder. Alors Electric Boys, en résumé, c’est quoi ? Une boys band classic rock qui s’éclate, avec de diverses touches musicales échantillonnées de groupes américains ayant émergé dans les années 60-70 voire 80… remises au goût du jour.