Rodia

Rodia

Pour le coup, je ne sais pas trop quoi dire. Il y a cinq morceaux et je n’ai accroché à aucun. Pourtant, le groupe maîtrise ce qu’ils font. L’instru est nette ainsi que le chant. Les riffs sont accrocheurs, mais très vite, on sent que tout va se ressembler. Je n’ai pas réussi à me plonger pleinement dans ce disque à cause de cette sensation qui me rebute toujours. Les riffs sonnent toujours pareils, même si des changements sont placés ci et là. Le tout me donne l’impression d’écouter quelque chose de prometteur, mais qui ne passe jamais cette étape.

Dès le deuxième titre, le groupe m’a perdu. Seule la quatrième chanson propose quelque chose de vraiment différent avec une ambiance moins lourde. Trop tard à mon sens. Bref, je passe mon chemin et vous laisse tester ce court album.

Avec certains groupes, je ne sais pas quoi dire. Beaucoup gèrent le côté technique et il n’y a rien à redire là-dessus. Ici, c’est pareil. Pour la mélodie, c’est aussi souvent cohérent et bien mené. Pour celui-ci, c’est plus ou moins le cas : ça sonnait un peu brouillon par moment et parfois, le groupe donnait l’impression de ne pas savoir où aller. Reste un troisième point qui peut poser problème plus régulièrement : une personnalité ou identité qui fait ressortir la formation. Pour Paralydium, cet élément m’a complètement empêché d’accrocher. Je ne sens pas de patte propre et l’ensemble est assez cliché comme la voix du chanteur qui pourrait être échangée avec celle d’un autre du même type sans que ça se ressente vraiment. Précisons que c’est leur premier album et que le groupe va peut-être changer de cap ou cherche encore ce qu’il veut faire ressortir. Mais en l’état, « Worlds Beyond » est loin d’être indispensable, car on trouvera un genre similaire sur d’autres disques. Bref, la sauce ne prend pas, je trouve le tout trop plat.

C’est un album mitigé : une moitié est purement géniale et l’autre semble mal équilibrée.

Commençons par le positif : des instruments apparaissant ci et là, au chant qui prend une grande place, tout accroche. On avance sans temps mort avec, bien qu’ils se ressemblent, des morceaux loin d’être répétitifs. Cela semble venir de leur technique de jeu : un rythme rapide pour tout et à chaque seconde. Pour le chant, le chanteur pose sa voix et prend une place importante tout en s’insérant parfaitement dans l’ensemble.

Ce qui amène au point négatif : l’entièreté du disque aurait pu être de cette qualité, mais à plusieurs moments, le chant semble couvert par les instruments. C’est très frustrant car la sensation de passer à côté de quelque chose est palpable dès le départ.

Un titre coup de cœur : « The Mirror ».

On a un peu près 45 minutes de musique calme et posée. L’album propose tout du long une ambiance particulière grâce à ses instruments qui semblent principalement souligner le chant et lui donner encore plus de relief. Il y a bien des moments pendant lesquels on entend que l’instru mais ça ne dure pas longtemps. Le chant est vraiment l’élément central. Tout ça crée une réelle harmonie de qualité et finalement, il n’y a rien à redire sur ce disque !

Pour qualifier le style, les termes envoûtant et calme sont les plus appropriés. Peu importe le passage, qu’il soit lent ou plus rapide, qu’il n’y ait que quelques notes ou que ce soit plus rythmé, le groupe installe une atmosphère du même type sans être redondant ou lassant. Certains thèmes se répètent, mais discrètement et en faisant toujours partie d’une harmonie impressionnante.

Bref : une vraie perle !

Feuerschwanz est un groupe typé médiéval avec les instruments habituels. Le groupe peut vraiment transporter l’auditeur dans une autre époque, ce qui est réussi… en tout cas au début. Le problème n’est pas la technique ou l’univers : les premiers titres montrent du potentiel et montrent qu’on peut passer un bon moment. L’album compte 11 morceaux et 7 autres bonus, tous des covers. Bref, ça fait beaucoup d’un coup mais même en retirant les bonus, le disque semble long. Le groupe a cherché à varier ses chansons, à les travailler. Cependant, la structure se ressemble sur chaque. C’est lassant. Pourtant, pris séparément, les titres sont entraînants et passe très bien malgré un côté cliché comme sur « Totentanz » et qui revient à plusieurs moments.

Pour les covers, les remarques sont les mêmes. A part ça, on entend assez bien l’original comme sur « Engel » de Rammstein tout en entendant le style de Feuerschwanz. Pour ma part, je trouve que les sept reprises ne sont pas toutes convaincantes.

Il y a des albums qu’on trouve accrocheurs, entraînant, et d’autres où l’on ne sait pas quoi dire à part c’est « beau » ! Ce disque entre parfaitement dans cette catégorie qui me réconcilie avec les chanteuses. D’habitude, je trouve que leurs voix s’emboîtent mal dans l’ensemble. Ici, tout s’accorde et s’harmonise. Le chant réserve des surprises et un homme s’invite à certains moments. La mélodie aussi est bien variée, s’appuyant alternativement sur la batterie, les guitares ou le synthé. C’est un véritable régal durant toute la durée du CD. Franchement, le tout se tient et s’enchaîne sans laisser de temps mort tout en maintenant une certaine originalité sur chaque titre.  Les deux gros coups de cœur : « Your Muse » et « Despicable ».

Cet album nous propose un concept : voyager dans les étoiles. Chaque titre, sauf un, fait référence aux planètes. Et au niveau du style, le groupe se lance dans un style bien particulier et avec une patte personnelle. Ils ont réussi à créer un univers sans y rester coincés : ils alternent des moments brutaux, avec « Venus », d’autres plus calmes, avec « Neptun ». Ils gèrent leur ambiance, les titres s’enchaînent sans cassure ni moment faible. Malheureusement, on ne peut pas affirmer que ce soit le cas sur l’entièreté de l’album. A partir du septième morceau, une part de ce qui rendait le début différent disparaît. Pourtant la qualité et le niveau sont toujours présents. Au final, ça reste un bon album qui dénote et qui assume de bout en bout ce choix.

Depuis 1996, le groupe n’avait plus rien sorti. Les revoilà après une longue période avec un album de 10 titres. Personnellement, il ne m’a pas convaincue, à part le titre « Back to Black », mais c’est clairement une question de goût. En effet, le disque a un style marqué et l’assume de bout en bout. L’enchaînement des divers titres est bien surtout, que le groupe propose quelque chose de différent à chaque morceau. On a par exemple une batterie bien présente et rythmée sur « All the Bad Men » ou une chanson plus basée sur l’ambiance et le chant avec « The Fallen ». Il y a même quelques surprises qui débarqueront par moments avec un solo ou un instrument inattendu.

Bref, « Devils and Angels » mérite sa chance car il n’a pas vraiment de défauts et pourrait vraiment plaire à toute une tranche de métalleux.

J’ai peu de choses à dire. Déjà parce que l’album est très court, six titres terminés en à peu près une demi-heure, et en plus, j’ai trouvé le CD assez brouillon. Il donne l’impression que le groupe a voulu mettre un certain nombre d’effets, d’idées en un seul coup. Il manque une cohérence et le groupe gagnerait à choisir un peu plus au lieu de tout caser. En plus, tous les titres sonnent un peu pareils. C’est un élément qui me rebute toujours. Je ne sens pas de différence entre les morceaux et entendre six fois la même chose. Même si en durée c’est court, pour moi c’est trop long. Bref, je n’ai pas du tout un avis positif sur ce disque surtout que je n’ai accroché à aucun passage.

Un album sans fioriture pour Fallen Arise. Les chansons sont légères par rapport à d’autres groupes qui ajoutent des effets sur toute la durée des titres. Dans le cas de « Enigma », il n’y a quasiment aucun ajout à part pour les intros. Ça donne un côté aéré à l’ensemble du disque. Ca n’empêche pas les morceaux d’accrocher et de donner envie d’écouter le morceau suivant, surtout que chacun a son âme propre, ce qui permet de ne pas s’ennuyer. On a par exemple « Enigma » qui commence doucement pour finir avec plus de force ou « Forsaken » qui est plus dans l’émotion sans être mièvre. De plus, chaque instrument et le chant, principalement en clair avec par moment un peu de growl, sont bien mis en avant. En ajoutant à cela des titres bien construits et travaillés, on obtient un CD qui vaut la peine d’être découvert et qui tient la route du début à la fin.

Un coup de cœur : «  Without Disguise ».

« 2084 », rien que le titre donne le ton : le groupe explore le futur. Il y mêle le désespoir et son contraire, la force et la violence,… Les morceaux sont faits pour amener une ambiance, un ressenti. Ça fonctionne assez bien sur la plupart des chansons qui livrent une sensation d’oppression vu les guitares et la batterie omniprésentes. Le chant aussi contribue à cet effet. Une petite pause débarque en avant-dernier, juste le plus long titre de l’album : plus de dix minutes. Enfin, les petites nuances disséminées surprennent et nous plongent dans leur monde. On l’entend particulièrement sur « Divide et Imperia » qui offre des riffs de guitare bien différents de ce qui étaient proposés précédemment. Un album qui mérite d’être découvert et dont toutes les subtilités risquent de prendre du temps avant de se faire clairement entendre. Les coups de cœur : « Divide et Imperia » et « Terror of Lies ».

Un petit EP de quatre titres et il fait bien son travail ! C’est clair, il donne envie. Sur ces quatre morceaux, trois sont des versions live. « Renegades », la seule chanson enregistrée en studio, démarre doucement puis repart avec une bonne batterie qui reste un élément bien marqué sur le reste de l’EP. Ensuite viennent les versions live. Elles aussi, elles donnent envie.

Au niveau technique, le tout tient la route et il n’y a pas d’accroc. Le chant est bien maîtrisé et l’arrivée du chanteur est une bonne surprise. De plus, les deux voix se mélangent bien, amenant un changement appréciable. Les petits arrangements musicaux supplémentaires justifient l’appellation Symphonic Metal et permettent de rester d’accrocher. Grâce à ça, le groupe évite les redondances.

Un premier album pour ce groupe qui se laisse écouter. Le côté death est assumé de bout en bout et il n’y a pas de changement de style ou de surprise à un moment incongru. Ce qui fait que les chansons défilent sans qu’une seule me marque réellement. Tout reste dans la même veine sauf pour l’instrumentale « The Rain » qui allie orage et ambiance mystérieuse. Au niveau de la durée, le disque est assez court ou, en tout cas, donne cette impression. Tout ça n’empêche pas de passer un bon moment même si le CD risque de ne pas marquer les esprits. C’est le genre de disque qu’on range après écoute, qu’on oublie, mais qui fait plaisir lorsqu’on retombe dessus par hasard. En conclusion, je n’ai pas grand-chose à dire car « Empyreal Vault » me semble ni plus ni mauvais que simplement bon.

Shibalba a toujours proposé une musique très particulière et peu commune. C’est ça qui fonctionne avec ce groupe : ce côté assumé jusqu’au bout. Après, les auditeurs aiment ou détestent. Ce trip spécial ne touche, à mon avis, pas la majorité des gens.  Le groupe n’est donc pas à son coup d’essai. J’ai découvert cette formation grâce à l’album « Psychostasis – Death of Khat » et j’étais très enthousiaste d’en découvrir un autre. Mais, je ne suis absolument pas rentré dedans. Il m’a semblé beaucoup moins envoûtant et prenant. En plus, il y a un aspect répétitif. À certains moments, la sauce prenait, mais ça ne durait pas. Ce qui m’a donné envie de zapper à plusieurs reprises pour voir si c’était meilleur ailleurs. Les deux derniers titres passaient mieux et m’ont semblé prenants. Au moins, le CD se termine sur une note positive. Bref, ce fut majoritairement une déception pour ce coup-ci même si l’originalité reste appréciable.

Au début, j’avais peur d’entendre encore un de ces albums plats et qui ressemblent à tant d’autres. La crainte s’est accentuée avec en entamant le disque. Heureusement dès que le chant a débarqué, j’ai été intriguée par le chant suédois qui donne une teinte spéciale aux chansons. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’entendre cette langue et elle ne me semble pas particulièrement chantante. Mais le groupe l’inclut d’une façon très prenante, ce qui donne à l’ensemble un rythme et une mélodie de cette langue assez étrange qui contribuent à l’identité du groupe. Et les titres s’enchaînent sans faiblir et c’est un réel bonheur pour les oreilles de bout en bout !

 La chose qu’on pourrait peut-être reprocher est la ressemblance entre les titres. À la première écoute, ce n’est pas un problème, mais sur le long terme, le CD peut devenir lassant et perdre son côté accrocheur.

Les chansons coup de cœur : « A Place to Call Home (+ärla Bogg) » et « Sluten Cirkel ».

Tout d’abord, précisons que l’album ne contient que des instrumentales pendant 53 minutes. Certains titres sont très courts, une ou deux minutes comme « 26 Days » ou long comme « Shigir ». Mais les transitions sont telles que tous les morceaux semblent plus ou moins liés. Ça donne, par moment, une sensation un peu étrange : il n’y a plus de repères, on enchaîne les notes. Et quelque part, c’est cette sensation qui m’a fait tenir jusqu’au bout. C’est le genre de disque qui passe très bien lorsqu’on n’y prête pas attention et qu’il tourne en bruit de fond. Mais sinon, le disque semble long et par moment, un peu vide. En écoutant avec une oreille attentive, on se rend compte que les riffs, les rythmes et la mélodie sont presque pareils. Il n’y a donc rien qui relance l’envie ou qui accroche. Bref, pour moi, c’est un avis mitigé qui ressort à la fin. Une fois rangé, je suis sûre qu’il y a peu de chance pour que je le reprenne.

Les deux premières chansons donnent le ton et le reste sera dans la même veine. D’un côté, ça montre une cohérence du début à la fin, mais d’un autre côté, si les titres se ressemblent trop, l’album peut vite devenir lassant ou il finit par perdre l’auditeur. Malheureusement, on retrouve ce défaut pour ce disque. Au départ, tout va bien. Les titres emballent avec de gros riffs et une ambiance clownesque qui revient sur certains morceaux. Par contre, le chant ne varie pas du tout, à part pour deux titres. Très vite, on sent que le problème va se situer à ce niveau-là. Vers la fin du CD, on ne sait plus trop où on en est et le disque se termine sans qu’on s’en rende vraiment compte. Un résultat mitigé donc même si certaines chansons sortent du lot comme « My Ghost ». Mais pour un premier album, c’est plutôt pas mal et le groupe montre qu’il a des idées. Espérons que la prochaine sortie soit plus variée. Les titres pour se faire une idée : « My Ghost », « Tell me how » et « Dead Valentine ».

Cinq titres pour se donner une idée sur un tout jeune groupe, ça peut sembler court. Mais dans ce cas-ci, cinq titres, c’est suffisant. « Creatix » est le premier EP de The Last Martyr. Le premier morceau met directement dans le bain et donne un coup de fouet. La deuxième chanson reste dans la même veine. La grosse surprise est l’arrivée du growl qui pointe le bout de son nez aux moments les plus opportuns. Grâce à leur chant et à leur musique, le groupe se démarque de ce que l’on entend d’habitude.

Puis arrive « Fear », qui perd ce côté original. Il y a clairement une différence entre le début de l’EP et le reste. La faiblesse se ressent fort et casse le sentiment positif qui s’est installé plus tôt. Pourtant, malgré ce couac, l’EP fait bien son travail et donne envie d’en découvrir plus. L’album pourrait vraiment être intéressant si le groupe nous propose plus de titres comme « Into the Black » et « Stay Awake ». Bref, un groupe à garder à l’esprit.

Ça démarrait bien pour cet album. Dès le départ, on est plongé dans un rock avec des sonorités pop. Après deux ou trois titres, le ton est donné. Tout du long, il ne variera pas tellement. L’entièreté du disque reste dans la même veine sans pour autant lasser. Le CD est en réalité plutôt agréable et nous transporte jusqu’à la fin sans qu’on s’en rende réellement compte. À bien y regarder, c’est le seul problème de « The New Routine » : ça manque de relief. Il y a bien quelques éléments qui surprennent sur le coup, mais ils passent vite à la trappe. Le plus perturbant est le dernier titre « Out of Line ». Rien ne laisse présager qu’il est le onzième et dernier morceau. Il pourrait très bien être situé ailleurs, tout comme les autres chansons qui interchangeables. Cela rend la fin de l’album abrupte et déconcertante.

Tout ça fait que le disque est agréable, mais pas transcendant et qu’il le sera peut-être deux ou trois fois, mais pas beaucoup plus.

19.11.19 20:46

NORTHLANE - "Alien"

La première chanson, après une intro un peu étrange, débarque avec un chant core qui dure tout le titre. La pensée qui me venait était : « encore un album dont tous les morceaux se ressemblent ». Puis le temps passe et force est de constater que ce n’est pas le cas. Très vite, on vous propose du chant clair et pas mal de changements à gauche ou à droite. Soit tout le titre dénote, comme l’arrivée en trombe de « Jinn » ou le côté beaucoup plus calme de « Rift ». Soit, ce sont les arrangements, parfois inattendus et un peu spéciaux, disséminés ça et là qui font l’intérêt du disque.

Il semble que ce groupe soit un peu à part. On peut évidemment le caser dans le style moderne, mais sans pouvoir être vraiment plus précis. C’est le genre de formation qui ne peut être jugé avec un seul titre même s’il garde une cohérence et leur style sur chaque morceau.

Les morceaux coup de cœur de l’album : « Freefall », «Jinn » et « Eclipse ».